Des moyens faciles de faire en sorte que les adolescents soient moins distraits par les messages textes

Le Bureau d'assurance du Canada indique que 75 % des conducteurs canadiens avouent envoyer des messages textes au volant et que cette pratique multiplie par 23 leur risque de collision.

De nouvelles données incitent les chercheurs à croire qu'une approche multiforme comprenant des mesures d’encouragement financières et des applications permettant de désactiver les téléphones pourrait réduire ces chiffres.

« Aux États-Unis, plus de la moitié des adolescents admettent avoir envoyé des messages textes en conduisant », dit Kit Delgado, professeur adjoint en médecine d'urgence à Penn et auteur principal d'une étude récente sur la distraction au volant et les adolescents. « Un réglage du téléphone ou une application tierce qui répond automatiquement aux messages textes entrants tout en laissant les fonctions de navigation et de lecture de musique accessibles pourrait enrayer cette épidémie ».

L'année dernière, Apple a déployé une fonction « Ne pas déranger en voiture » pour les iPhones. Cette fonction facultative verrouille l’écran, bloque les messages textes entrants, envoie des réponses automatiques et limite la réception des appels.

Delgao émet l’idée qu’il pourrait être efficace d’offrir aux adolescents quelque chose d’attrayant sur le plan financier.

Il mentionne les programmes incitatifs des compagnies d'assurance qui récompensent les conducteurs qui activent la fonction « Ne pas déranger en voiture » sur leur téléphone intelligent.

Le Bureau d'assurance du Canada souligne trois aspects de la distraction au volant : 

  • C’est illégal. Toutes les provinces du Canada, ainsi que le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, appliquent l'interdiction d'utiliser un téléphone cellulaire ou un appareil électronique portatif au volant. Les contrevenants sont souvent passibles d’amendes sévères et de points d'inaptitude.
  • C’est dangereux. Un conducteur distrait peut ne pas voir jusqu'à 50 % de son environnement.
  • Dans près de 80 % des collisions et de 65 % des collisions évitées de justesse, une certaine forme d'inattention du conducteur au cours des trois secondes qui ont précédé l'événement a joué un rôle.